5 questions interdites en entretien d’embauche

Dans un processus de recrutement, l’entretien d’embauche constitue une étape déterminante pour l’employeur. Ce dernier va soumettre des questions au candidat pour mieux orienter sa décision. Toutefois, le Code du travail interdit formellement les questions d’ordre personnelles. Ainsi, pour éviter tout malentendu, il est nécessaire de connaître au préalable les 5 questions interdites en entretien d’embauche.

La situation familiale et matrimoniale

Le candidat n’est pas tenu de répondre aux questions indiscrètes qui gravitent autour de sa vie amoureuse. La plupart du temps, ce sont les femmes qui font l’objet de commentaires et de questions indiscrètes pendant un entretien. L’employeur a tendance à formuler des questions sur le nombre d’enfants de la candidate. Il pourrait aussi vouloir savoir s’il y a projet d’accouchement en cours car il considère que cela pourrait nuire à la qualité de travail de la femme.

Pourtant, les questions doivent être strictement limitées au cadre professionnel. Les questions d’ordre matrimonial sont hors-sujet et sont formellement interdites.

L’état de santé et l’orientation sexuelle

La santé du candidat pourrait effectivement intéresser le recruteur. En effet, il voudra écarter les éventuels arrêts maladies. Les questions portant sur la condition physique du demandeur d’emploi pourraient être abordées. Toutefois, ces questions sont interdites par la loi. Certes, l’employeur peut demander un examen médical en vue de déterminer l’aptitude physique du candidat, mais il n’a pas à connaître les détails de l’état de santé du candidat. Le médecin de travail est le seul à pouvoir examiner celui-ci.

Le sujet de l’homosexualité demeure aujourd’hui une question difficile. C’est le type de question qui pourrait influencer la décision du recruteur. Par ailleurs, les questions sur la sexualité ne sont pas admises durant un entretien d’embauche car elles sont considérées de discriminatoires. Il s’agit d’un sujet purement privé. L’employeur ne peut en aucun cas demander les préférences sexuelles du candidat au risque de sanctions pénales.

La religion et les croyances

La mention de l’appartenance religieuse du candidat est bannie lors d’un entretien d’embauche. En fait, la priorisation d’une religion quelconque est interdite en entreprise. Le principe de neutralité doit être appliqué. L’entreprise ne doit pas montrer de préférence particulière pour une religion donnée.

Par conséquent, un employeur ne peut interdire ni aux candidats à l’embauche, ni aux salariés de l’entreprise d’avoir des préférences religieuses particulières.

L’appartenance syndicale du candidat

En vertu du principe de liberté syndicale, un salarié peut librement adhérer au syndicat professionnel de son choix. Au regard de ce principe, les questions sur l’appartenance syndicale du candidat lors d’un entretien d’embauche sont considérées discriminatoire.

L’employeur ne peut pas interdire l’exercice du droit syndical. L’appartenance syndicale n’est pas une raison pour écarter un candidat de la procédure de recrutement.

Vous êtes maintenant avisés des règles en matière d’entretien d’embauche. Il ne vous reste plus qu’à postuler à un emploi. Si vous avez de l’expérience en management, en gestion économique et financière ou avez des compétences commerciales, mettez vos compétences au profit d’une entreprise.